20/06/2007

Rien n'est jamais perdu

Héhé chouette, le débat d'hier à donné qc... Je reviens dessus d'ici peu;)

Hier, lip sync sur une scène de la fin du film.
Le timing était meilleur, mais l'ironie disparaissait quasi de la scène. J'ai hésité un instant avant de tout reprendre, et bien m'en a pris : en une heure, le problème était réglé !

J'ai pu récupérer les bouches de départ, mais en réajustant le timing, fort de l'expérience de la deuxième passe.

Ce qui est bien, c'est que j'aie rapidement pris la décision de tout reprendre. Cela montre aussi que ce qu'on fait est acquis : un ensemble de croquis peut sembler du temps perdu, mais rejaillira dans l'énergie et la spontanéité du dessin final. Tout comme une seconde passe ratée n'est jamais tout à fait perdue.

Et aujourd'hui, lip sync et retouches sur un autre plan. C'est quasi fini. Demain, je termine et passe à l'anim sur une petite scène de l'après-générique. Si tout va bien, je serai à jour d'ici fin juin:)))

13:35 Écrit par lo dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Rien n'est jamais perdu, et surtout il ne faut pas avoir peur de repartir de zéro.

Je me souviens d'un prof de graphisme à St-Luc. Quand quelque chose clochait dans un dessin, il disait : "Recommencez !".

Par cela, il entendait "Recommencez tout le dessin !", ce qui était contraire à la génération copier-coller qu'on était, et qui n'aurait repris que ce qui clochait dans le dessin, pour préserver le reste.

Un jour, on lui a demandé pourquoi il fallait recommencer tout le dessin. Et surtout, s'il pensait qu'en recopiant ou décalquant le dessin, on ne risquait pas d'obtenir un dessin moins riche que le précédent. Bref, si on n'avait pas plutôt intérêt à passer la main raté à la gouache blanche et à conserver tout le reste;)

Il nous avait dit qu'avec un peu d'expérience, le dessin ne pourrait que bonifier à chaque fois, et qu'il ne fallait surtout pas s'accrocher à l'acquis du dessin précédent, mais justement prendre ses distances par rapport à celui-ci et faire confiance à sa main pour faire mieux la fois suivante.

Et il avait tout bon, mais je ne l'ai compris que des années plus tard...

Donc, "rien n'est jamais perdu" a aussi comme corollaire qu'il faut savoir lâcher prise et laisser aller sa main pour faire aussi bien si pas mieux à la deuxième (ou xème) passe. Cela vaut aussi pour l'anim, où j'ai pourtant encore trop souvent envie de me cramponner à ce qui est acquis, plutôt que de repartir sur de nouvelles bases et donc me lâcher un peu.

Écrit par : lo | 20/06/2007

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